Epson of a bitch

Nos pratiques artistiques respectives se rejoignent sur une approche de l'environnement numérique par ses marges, ses côtés obscurs ou ses absurdités. Qu'il s'agisse de films tournés dans des zones urbaines abandonnées à l'allure post-apocalyptique (Elliot Eugénie), de dispositifs où câbles et hauts-parleurs présentent leur matérialité autant que les sons qu'ils transportent (Gwenaël Bodet), de détournements de produits liés à la culture numérique ou de leur reproduction via impression 3D (Ronan Lecrosnier) et d'installations donnant à voir les gestes des humains face à leurs interfaces digitales (Léa Viretto). En somme, le titre de ce projet alliant une célèbre marque de vidéoprojecteur à une injure résume notre vision du numérique: entre fascination et irrévérence.

Epson of a bitch

@ Bonus, Nantes

expositon collective

Elliot Eugénie, Gwenael Bodet, Lea Viretto & Ronan Lecrosnier

2019

© Ronan Rayonne Lecrosnier 202O